édition 2025

Festival de théâtre dans les Pyrénées Orientales

Construite autour de l’anniversaire des 30 ans du pont qui relie le pays catalan du nord au sud, l’édition 6 du festival 543 explore le thème de la frontière et de l’exil, à travers la littérature et le théâtre, mais aussi la photographie, la vidéo, le dessin en direct et le cinéma.
La fidèle troupe du festival, ainsi que Serge Bloch, Valentin Ricart, Emma Farinas, Vincent Courtois, Robin Fincker, Janick Martin, Lucie Chillon, Mohamed Latrach, Sylvain Prudhomme, Marion Bortoluzzi, Guy Segnon Hounou, Mireille Vautier, Paul Senn, grâce à l’exposition itinérante du Mémorial du camp de Rivesaltes et les nombreux bénévoles, ils seront tous là pour célébrer la joie de cette passerelle qui court au travers de la montagne.
Il y aura aussi la reprise d’un grand spectacle de troupe, Le Suicidé de Nicolaï Erdman, et la présence forte des amateur.rices, avec une pièce écrite sur mesure pour Coustouges.
Il y aura la compagnie Alma qui fera vibrer nos cœurs, et la musique, toujours, avec Vincent Courtois, Robin Fincker et Janick Martin, les impromptus inédits de Lucie Chillon et de Mohamed Latrach, et un grand bal pour clore cette édition, ouverte vers l’Autre.
Et que vivent les ponts ! (ponponpon)

programme

vendredi

01.08

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

samedi

02.08

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

dimanche

03.08

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

11H

Saint-Laurent-de-Cerdans

Coyote de Sylvain Prudhomme

spectacles

Théâtre Nicolaï Erdman, traduit du russe par André Markowicz Création Festival 2024

Avec : Jacques Allaire, Jacques Bardet, Angèle Baux-Godard, Pierre Baux, Etienne Caloone, Rama Grinberg, Guy Segnon Hounou, Agnès Joessel, Claire Olivier, Alain Planes, Violaine Schwartz, Mégan Southworth, Christine Vouilloz et le musicien Vincent Courtois.

La pièce écrite en 1928 est strictement censurée par le régime stalinien. Elle ressort de l’oubli dans les années 1980 et s’impose comme l’une des pièces les plus fortes de l’ère soviétique. Cette comédie burlesque et folle, cette fantaisie macabre, cette farce politique, dépasse largement les frontières de l’URSS en évoquant le destin d’un chômeur, soupçonné à tort par sa femme de vouloir se suicider. Aussitôt toute une galerie de personnages en crise, notables, prêtre, femmes trompées, intellectuels, commerçants, tente de s’accaparer ce geste funeste car « Par les temps qui courent, ce qu’un vivant peut penser, seul un mort peut le dire. » (Le Suicidé, acte 2, scène 3)

Derrière cette course folle, ce vaudeville cauchemardesque, se cache une réflexion métaphysique sur le sens de l’existence.
Et si la dernière issue de cet anti-héros était le suicide pour se sentir exister?
La troupe du festival 543, augmentée de trois acteur.rice.s amateur.rice.s et du violoncelliste Vincent Courtois, reprendra cette pièce avant tout chorale, créée lors de l’édition 4 du Festival.

Lecture chorale Violaine Schwartz Édition P.O.L 2019

Avec: Jacques Allaire, Etienne Caloone, Guy Segnon Hounou, Agnès Joessel, Violaine Schwartz et Christine Vouilloz

Ce texte, écrit à partir de témoignages de réfugiés, explore la force politique de la parole brute et sa transformation poétique en langue de théâtre. Il donne à voir, sous la forme de quatre courtes pièces qui se répondent l’une l’autre, l’absurdité de la bureaucratie, l’arbitraire de notre justice, les affres de l’attente, le hasard des chemins parcourus, la douleur de tout abandonner derrière soi, le courage de partir, les souvenirs à vif, la culpabilité de survivre, la peur encore, l’espoir aussi, l’accueil généreux d’un village et de ses habitants, la vie qui s’invente malgré tout, pas à pas, sur la route de l’exil.

En écho à la soirée Double-Pont et à la lecture de Coyote de Sylvain Prudhomme, nous reprenons sous forme de lecture ce spectacle, créé lors de la première édition du festival 543, en 2020.

Face à la montée de l’extrême droite dans toute l’Europe, il résonne fortement sur la place du village, faisant remonter les souvenirs de l’accueil des républicains en février 1939, dans la région, durant l’exode de la Retirada.

Sylvain Prudhomme Éditions de minuit, 2024

Avec : Angèle Baux-Godard, Rama Grinberg, Claire Olivier, Sylvain Prudhomme et Marion Bortoluzzi à la guitare

Dans Coyote, Sylvain Prudhomme relate son périple en auto-stop le long de la frontière américano-mexicaine, de Tijuana à Matamoros, sur une distance de 2 500 kilomètres. Ce voyage est une exploration littéraire des paysages, des voix et des existences rencontrées sur cette ligne de front et de fracture politique. Retranscrivant les voix des conducteurs de voitures, camions, pick-up qui l’invitent à monter dans l’intimité de leurs véhicules, l’auteur nous offre une pluralité de regards sur la frontière, sur l’Autre. Plus qu’un reportage, Coyote est une réflexion sur les frontières – géographiques, économiques et humaines – et sur la porosité entre les mondes qu’elles séparent. Trois actrices de la troupe du festival accompagnées de Sylvain Prudhomme lui-même et de Marion Bortoluzzi à la guitare, nous feront entendre ce texte nécessaire, à l’heure où la politique américaine le remet d’actualité.

Écriture de plateau par la troupe d’amateur.rices du Festival.

Avec Jacques Bardet, Véronique Busson, Élodie Guevara, Sigi Kattan, Alain Planes, Dominique Sagué, Geneviève Sauvêtre et Mégan Southworth
La découverte d’un diamant issu d’une source d’eau de jouvence à Coustouges, la création d’une principauté indépendante pour préserver le village des envahisseurs envieux de cet élixir, l’Amérique qui s’affole, une radio « Haut Vallespir » qui suit en direct les évènements, un poème de Francis Ponge qui n’advient pas, des adultes assoiffés redevenus des enfants, et voilà posée la question du pouvoir et de ses dérives, et forcément la révolte gronde. Pour cette sixième édition, la troupe d’amateur.rice.s du Festival 543 s’est lancée dans une création originale d’écriture de plateau à, pour et avec Coustouges. « Si les diamants sont dits d’une belle eau, de quelle eau donc dire l’eau de mon verre. » Francis Ponge

ANAMNÉSIS, Mireille Vautier

113 photos imprimées sur du papier asiatique et une vidéo pour réunir des fragments de souvenirs partagés, dans un jeu de relais polyphonique, où chacun de nous pourra se reconnaître.

DES ESPAGNOLS DANS LES CAMPS Paul Senn

Constituée de 14 portraits accompagnés de témoignages de réfugiés, cette exposition itinérante du Mémorial du camp de Rivesaltes présente les clichés du grand reporter suisse Paul Senn, réalisés sur les chemins de l’exil et dans les camps de la Région Occitanie entre 1937 et 1944. Un témoignage bouleversant.

Luis Llach, Lecture performance bilingue, français-catalan

Avec : Aïna Tomas Martorell et Pierre Baux, à la voix et David Puntunet, au trombone
Léger et discret comme le papillon, fort et puissant comme l’aigle royal, Lluis Llach vole, observe, plane, attaque, caresse, se pose puis s’envole à nouveau. La poésie de Lluis Llach est infinie, elle accompagne depuis des années nos rêveries, nos amours, nos révoltes. Sa voix si douce et si puissante, sa musique si variée ont usé les saphirs de nos platines vinyles, les bandes de nos cassettes, les lasers de nos cd, et encore maintenant et toujours. Aujourd’hui Llach ne chante plus, Llach écrit des romans. Llach travaille sans cesse la musique des mots, les mots et les sons qui font sens. En artisan. Il compose un univers, amical, tendre, amoureux, révolté, toujours debout face à l’injustice et toujours solidaire et indépendant. Nous avons voulu plonger dans cet univers par le biais de la voix parlée. Nous éloigner de la musique mélodique pour nous rapprocher de celle des mots de Luis Llach. Aïna Tomas Martorell, David Puntunet et Pierre Baux tenteront de faire sonner la poésie de Llach en un Battement d’L, léger et profond comme la vie, en français et en catalan.

À LA FRONTIÈRE
Cycle de courts métrages.

Courts Circuit 66 et le festival 543 collaborent de nouveau à un programme de films courts. La frontière, autant géographique que sociologique ou émotionnelle, guide cette programmation en cours. À partir de 12 ans

AQUI Y ALLIn de Emma Farinas

Journal d’une exilée. À partir de photographies juxtaposées se dévoile un amour fou pris dans le tumulte de l’histoire, l’euphorie de la République espagnole puis la fuite et l’errance sur les chemins douloureux de la Retirada.

FIERTÉS MÊLÉES, de Valentin Ricart

Ils sont homos ou hétéros, joueurs débutants ou confirmés, mais tous sont rugbymen au sein du TOU’WIN Rugby Club, l’équipe dite « gayfriendly » de Toulouse. Ils ont une saison pour se préparer à leur plus grand défi : le tournoi européen de l’Union Cup qui aura lieu à Birmingham en juin 2023. Seront-ils à la hauteur des enjeux sportifs, sociétaux et intimes générés par cette grande aventure ?

Création de la Cie Alma,
portée par Claire Olivier

à compléter

Restitution d’un atelier d’écriture suivi par les amateur.rices de Prats-de-Mollo et de Céret. Ce spectacle, création en territoire sur le Vallespir et le Haut Vallespir, est un acte artistique protéiforme qui porte en son coeur la notion de la fête. Comment se reconnecter ? Comment célébrer notre humanité, si ce n’est ensemble, pour que nos coeurs fassent enfin Boum !

Tous sur le pont !
Lecture chorale

Avec Jacques Allaire, Angèle Baux-Godard, Etienne Caloone, Rama Grinberg, Agnès Joessel, Claire Olivier, Violaine Schwartz et Christine Vouilloz
Constituée de 14 portraits accompagnés de témoignages de réfugiés, cette exposition itinérante du Mémorial du camp de Rivesaltes présente les clichés du grand reporter suisse Paul Senn, réalisés sur les chemins de l’exil et dans les camps de la Région Occitanie entre 1937 et 1944. Un témoignage bouleversant.

Il suffit de passer le pont.

Avec Vincent Courtois au violoncelle, Serge Bloch au dessin et Pierre Baux à la voix

“Il suffit de passer le pont / C’est tout de suite l’aventure”… C’est sur ces mots d’une chanson de Georges Brassens qu’est née cette variation autour du thème du pont, associant un violoncelle versatile, une voix aiguisée et un crayon dessinant à main levée. Un trio vibrant au diapason, guidé par les mots d’Apollinaire, Kafka, Prévert… et Brassens.

Musique

Le saxophoniste et clarinettiste Robin Fincker et l’accordéoniste Janick Martin viendront nous présenter leur duo et futur album Vison-Visu, un face à face intime et interpellant, accueillant en invité surprise le violoncelliste Vincent Courtois.

Impromptus musicaux

Comme des surprises ! Lucie Chillon et Hélène Crouzillat. Mohamed Latrach

Bal et clôture du Festival

Avec Emmanuel et Louise Baux en Dj

La danse qui rassemble, la danse qui donne le sourire aux lèvres, la danse pour terminer ces quatre jours de théâtre, de musique, de création. La danse pour se donner rendez-vous en 2026 !

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